Optimisations possibles

Cette page est une traduction de la page http://www.opennms.org/wiki/Performance_tuning

1. Optimisations matérielles

La première optimisation à réaliser pour augmenter les performances de l’application OpenNMS est de déplacer la base de données sur un serveur dédié.

Pour cela vous pouvez utilisez OSE et la documentation suivante.

2. Systèmes d’exploitation

Les optimisations possibles concernant le système d’exploitation sont les suivantes :

  • Éviter d’utiliser une machine virtuelle ;
  • Ne pas placer la base de données ou les données RRD sur un système de fichiers géré par LVM ;
  • Ne pas placer la base de données ou les données RRD sur un système de fichiers en RAID-5 ;
  • Placer les données RRD, les fichiers de log et la base de données sur une partition séparée ; (Voir les détails sur les données RRD et la base de données PostgreSQL plus bas)
  • Utiliser un système Linux récent (>= Linux 2.6) ou un système Solaris récent (>= 10) ;
  • Utiliser l’option noatime pour les systèmes de fichiers hébergeant les données RRD, la base de données et les fichiers de log ;

3. JVM

Les paramètres de configuration Java doivent être ajoutés au fichier $OPENNMS_HOME/etc/opennms.conf (le créer s’il n’existe pas). Le paramètre JAVA_HEAP_SIZE est un des plus importants. Pour le modifier, ajoutez la ligne suivante :

JAVA_HEAP_SIZE=size_in_MBytes

La valeur par défaut est de 256. Pour connaître la valeur de la variable JAVA_HEAP_SIZE adéquat, taper dans votre navigateur web la ligne suivante :

http://<adresse IP du serveur opennms>:8980/opennms/event/list?limit=250

Il y a à présent 250 évènements dans la liste des évènements.

Appuyez sur F5 pour recharger la page et calculer le temps pour que la page s’affiche totalement.

Répétez cette opération plusieurs fois pour obtenir une valeur moyenne correcte. Maintenant arrêter OpenNMS, changer la valeur du paramètre JAVA_HEAP_SIZE tel que décrit ci-dessus, redémarrez OpenNMS et attendez environ 10 minutes après le démarrage. Répétez les mesures et augmentez la variable JAVA_HEAP_SIZE progressivement.

Vous obtiendrez un tableau comme ceci :

heap refresh time
1536 5-7 sec.
2048 3-4 sec.
3072 1-2 sec.

Surveillez la mémoire et le swap du système (par exemple avec la commande top) et décider de la meilleure valeur à utiliser pour le paramètre JAVA_HEAP_SIZE.

Pour diminuer la phase de démarrage de la JVM, le paramètre suivant peut-être utilisé en complément du précédent :

ADDITIONAL_MANAGER_OPTIONS="-Xms"$JAVA_HEAP_SIZE"m

Pour afficher des informations de temps sur la gestion du garbage collector (JVM), vous pouvez utiliser le paramètre suivant :

ADDITIONAL_MANAGER_OPTIONS="-XX:+UseParallelGC \
-verbose:gc \
-XX:+PrintGCDetails \
-XX:+PrintTenuringDistribution \
-XX:+PrintGCTimeStamps"

Le garbage collector utilisé par défaut pas OpenNMS est incgc (e.g. -XX:+incgc).

Les autres garbage collecteur disponibles sont les suivants :

  • ConcMarkSweepGC (-XX:+UseConcMarkSweepGC) ;
  • ParallelGC (-XX:+UseParallelGC) qui sera la meilleur si vous d’un grand nombre de cœurs / threads.

Pour ne conserver que les paramètres de dimensionnement et non ceux concernant la verbosité, utiliser le paramètre comme ci-dessous :

ADDITIONAL_MANAGER_OPTIONS="-Xms"$JAVA_HEAP_SIZE"m -XX:+UseParallelGC"

4. PostgreSQL

La valeur par défaut du paramètre shared_buffers dans postgresql.conf est extrêmement conservateur, et dans la plupart des cas avec des serveurs modernes, ce paramètre peut être modifié ce qui entraîne un gain de performance significatif.

Ce changement dans les fichiers de configuration de PostgreSQL doit être en ligne avec les changements de ce paramètre dans le noyau du système.

Voir la page suivante pour des recommandations sur l’optimisation de PostgreSQL.

Déplacer les fichiers de logs sur une autre partition (idéalement un autre disk/controller/channel) permet également d’améliorer les performances.

Pour réaliser cette opération :

  • Arrêter OpenNMS ;
  • Arrêter PostgreSQL ;
  • cd to $PG_DATA ;
  • mv pg_xlog <autre système de fichier> ;
  • ln -s <autre système de fichier>/pg_xlog pg_xlog ;
  • redémarrer postgresql ;

4.1 PostgreSQL 8.1 et supérieur

Les paramètres du fichier postgresql.conf (par défaut dans /var/lib/pgsql) ci-dessous vont augmenter les performances de la base de données si vous disposez d’assez de mémoire (2GB installé pour un serveur dédié).

L’attribut shmmax dans le noyau du système doit également être changé.

shared_buffers = 20000
work_mem = 16348
maintenance_work_mem = 65536
vacuum_cost_delay = 50
checkpoint_segments = 20
checkpoint_timeout = 900
wal_buffers = 64
stats_start_collector = on
stats_row_level = on
autovacuum = on

Pour les plus gros serveurs, les paramètres suivants peuvent être ajoutés :

wal_buffers = 256
work_mem = 32768
maintenance_work_mem = 524288

4.2 PostgreSQL 8.2 et un système avec beaucoup de mémoire

La modification du paramètre max_fsm_pages et max_fsm_releations peut augmenter les performances de façon importante sur les systèmes avec beaucoup de mémoire (4GB et plus).

#max_fsm_pages = 204800 # min max_fsm_relations*16, 6 bytes each
max_fsm_pages = 2048000
#max_fsm_relations = 1000 # min 100, ~70 bytes each
max_fsm_relations = 10000

work_mem = 100MB
maintenance_work_mem = 128MB

4.3 Paramétrage de la variable shmmax du kernel

Pour ajuster la variable shmmax, procédez comme suit :

  • Démarrer PostgreSQL en ligne de commande :
sudo -u postgres pg_ctl -D /var/lib/pgsql/data start
  • Le message d’erreur suivant doit s’afficher :
# FATAL:could not create shared memory segment: Invalid argument
DETAIL:Failed system call was shmget (key=5432001, size=**170639360**, 03600).
HINT: This error usually means that PostgreSQL's request for a shared memory segment exceeded your kernel's SHMMAX parameter.  
You can either reduce the request size or reconfigure the kernel with larger SHMMAX. 
 To reduce the request size (currently 170639360 bytes), reduce PostgreSQL's shared_buffers parameter (currently 20000) 
and/or its max_connections parameter (currently 100).

Repérer la taille de la variable shmmax nécessaire par PostgreSQL (en gras) et utiliser la commande suivante pour modifier le paramètre shmmax du kernel :

sysctl -w kernel.shmmax=170639360

Et redémarrer PostgreSQL avec la commande /etc/init.d/postgresql start.

Pour finir, éditez le fichier /etc/sysctl.conf et ajouter la ligne suivante :

kernel.shmmax=170639360

5. RRDTool/JRobin

L’écriture des données du processus collectd ainsi que celles des résultats du polling des services (temps de réponse) produit un grand nombre d’I/O disque. Pour réduire ce phénomène, utilisez les pages disponibles dans la documentation d’OpenNMS suivantes :

5.1 Paramétrages disque

Pour améliorer la performance de lecture / écriture des disques, effectuez la séparation des données (partition logique ou partition physique) suivante :

  • Une partition pour les fichiers de données RRD (par défaut /opt/opennms/share/rrd/snmp) ;
  • Une partition pour les fichiers de réponse RRD (par défaut /opt/opennms/share/rrd/response) ;
  • Une partition pour les fichiers de logs d’OpenNMS (par défaut /opt/opennms/logs ou /var/log/opennms) ;
  • Une partition pour la base de données PostgreSQL ;
  • Une partition pour les fichiers de log PostgreSQL ;

Les performances peuvent également être accrues à l’aide de systèmes de fichier comme XFS ou à l’aide d’un système SAN (FibreChannel + Netapp, EMC, …).

Le point le plus important est que la queue des I/O soit gérée sur un équipement autre que celui hébergeant OpenNMS.

6. Fichiers de log

Par défaut dans OpenNMS le niveau des logs est défini à DEBUG.

Ceci génère un grand nombre d’I/O disque. Pour réduire le nombre d’I/O, vous devez réduire le niveau des logs à WARN dans le fichier /opt/opennms/etc/log4j.properties et /opt/opennms/webapps/opennms/WEB-INF/log4j.properties.

7. Capsd service discovery / rescan

Si la découverte ou le rescan d’un équipement prend beaucoup de temps, vous pouvez augmenter le nombre maximum de threads pour la découverte initiale des services (max-suspect-thread-pool-size) et des rescans (max-rescan-thread-pool-size) au début du fichier capsd-configuration.xml.

Modifiez le niveau des logs du processus capsd dans log4j.properties de WARN à DEBUG et repérez le nombre après le champ Pool-fibern dans le fichier capsd.log. Si n est dans la plupart des cas égal au nombre maximum de threads configurés, vous devez augmenter le nombre maximum des threads.

La plupart des serveurs pourra facilement faire tourner 50 threads, voir plus, surtout que les threads sont la plupart du temps en attente d’un service qui ne répond pas. N’oubliez pas de repositionner le niveau des logs à WARN.

Capsd va tester à chaque rescan chaque service défini dans capsd-configuration.xml pour chaque interface de l’équipement. Pour chaque service un nombre de retry et un timeout est défini.

Prenons l’exemple d’un équipement avec beaucoup d’interface (100) et OpenNMS configuré avec le fichier de configuration par défaut de capsd qui contient environ 30 services. Pour chaque interface OpenNMS va tester ces 30 services et cela même si l’interface ne contient aucun service (ICMP uniquement) ce qui va générer un nombre conséquent de timeout.

Pour avoir une estimation du temps que cela peut prendre :

temps = nombre d’interfaces * nombre de services * ((nombre de ré-essai)+1) * (timeout/1000)
Le timeout est défini en millisecondes.

Par exemple :

temps = 100 [interfaces] * 30 [services] * (1 [ré-essai] +1) *(2000 [timeout en ms]/1000)
     = 12.000 secondes
     = 200 minutes
     = 3.3 heures

L’amélioration consiste à réduire la plage d’adresse IP, le nombre de services à tester, les valeurs des timeout et retry pour utiliser des valeurs raisonnable et qui correspondent à votre environnement.

8. Poller threads

Si vous disposez d’un serveur puissant et que vous pensez que les pollers ne se terminent pas à temps, vous pouvez augmenter le nombre de threads au début du fichier poller-configuration.xml. Pour connaître le nombre de threads actuellement utilisés, placez le niveau des logs du fichier daemon/poller.log à DEBUG et exécuter la commande suivante :

$ tail -f poller.log | egrep 'PollerScheduler.*adjust:'
   ...
   2007-09-05 10:30:32,755 DEBUG [PollerScheduler-45 Pool] RunnableConsumerThreadPool$SizingFifoQueue:
       adjust: started fiber PollerScheduler-45 Pool-fiber2 ratio = 1.0227273, **alive = 44** 
   ...
   2007-09-05 10:30:12,783 DEBUG [PollerScheduler-45 Pool-fiber29] RunnableConsumerThreadPool$SizingFifoQueue:
       adjust: calling stop on fiber PollerScheduler-45 Pool-fiber3

Après avoir attendu un certain temps après le démarrage d’OpenNMS, repérez le champ alive dans la sortie de la commande précédente. Ce champ correspond au nombre de thread actif. Si le nombre de threads atteint continuellement le maximum (30 par défaut), vous devez augmenter le nombre maximum de thread dans le fichier poller-configuration.xml.

9. Event Handling

Chaque trap SNMP qui est envoyé à OpenNMS est comparé à chaque évènement configuré dans OpenNMS jusqu’à ce que qu’un évènement de la configuration corresponde. De nombreux évènements sont déjà prédéfinis dans OpenNMS. Si vous avez de nombreux évènements qui sont envoyés à OpenNMS, les changements suivants peuvent être effectués :

  • Commenté les évènements des équipementiers dont vous n’avez pas besoin ;
  • Placer les évènements que vous recevez le plus en haut de fichier ;
  • Prenez garde à placer les évènements Standard, default et translator à la fin du fichier ;

10. Event Archiving

Dans le répertoire contrib d’OpenNMS, un script permet d’archiver les évènements et par la même occasion d’augmenter les performances de l’application. Ce script déplace les évènements à archiver dans une table historique et met à jour les références vers le nouvel emplacement de ces évènements.

Il est recommandé que vous exécutiez ce script en passant un timestamp en argument. Pour commencer exécutez ce script avec la date à partir de laquelle vous souhaitez archiver vos évènements (9 semaines par défaut). Ensuite exécutez ce script sans timestamp, à partir des tâches planifiées (cron) aussi souvent que vous le souhaitez.

./maint_events.sh "2008/01/01"

11. Data Collection

Si vous collectez un flot important de données à partir des équipements et qu’ils ne répondent pas en temps voulu, les threads de collecte de données vont tomber en timeout ou générer des erreurs.

Si un équipement en particuliers pose problème, regardez dans le répertoire $OPENNMS_HOME/share/rrd/snmp/[nodeid] et repérez les OIDs actuellement collectés sur cet équipement.

Une autre possibilité est de changer le mode de verbosité pour le processus collectd de WARN à DEBUG dans le fichier $OPENNMS_HOME/etc/log4j.properties :

# Collectd
log4j.category.OpenNMS.Collectd=DEBUG, COLLECTD

Et d’utiliser ensuite la commande suivante pour repérer les variables snmp collectées correctement et celles qui posent problème :

$ fgrep "node[nodeid]" collectd.log

Si le fichier comporte de nombreux essais infructueux, modifiez votre fichier datacollection-config.xml pour supprimer la collecte des variables qui posent problème sur l’ensemble des équipements ou sur un équipement en particuliers.

Dans le fichier collectd-configuration.xml, définissez un package spécifique pour les nœuds choisis et ajoutez la référence vers la partie snmp-collection créée précédemment dans datacollection-config.xml. Assurez-vous que ce nœud n’est que dans un seul package.

Après le débogage pensez à remettre le niveau des logs de DEBUG à WARN.

opennms/optimisation.txt · Dernière modification: 02/03/2017 16:41 (modification externe)
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